| Nom de la série : | Counterpart (VO/VF) |
| Diffusion : | Du 10 décembre 2017 au 17 février 2019 |
| Pays d’origine : | États-Unis |
| Genre : | Science-fiction |
| Créé par : | Justin Marks |
| Acteurs : | J. K. Simmons, Olivia Williams, Harry Lloyd, Ulrich Thomsen, Nazanin Boniadi, Nicholas Pinnock, Sara Serraiocco |
| Lien : | Regarder sur 6Play |
Counterpart, c’est une ambiance RDA et science-fiction. Un scientifique a fait une bourde qui est devenue une expérience. Une bourde informatique, on ne sait pas pourquoi, qui génère la création d’un monde en doublon, ou du moins la découverte d’une porte vers ce monde en double. Une porte spatio-temporelle dans la relativité d’Einstein, pour ceux abonnés à Science et Vie.
Le peu de scientifiques informés va décider de garder le secret et de taire cette découverte à l’immense majorité. Ils vont édicter des règles pour que les deux mondes cohabitent sans se connaître. Ainsi la porte, la croisée comme ils l’appellent, va être administrée de manière stricte. On reconnaît l’ambiance RDA. Il y a des ambassadeurs, des espions et des manipulations comme dans la vraie vie.
Il n’y a pas un monde bon d’un côté et un autre mauvais. On aurait tendance à rapidement vouloir étiqueter, retrouver des vestiges des dictatures du XXe siècle. On est formaté. Il y a un monde un peu plus fascisant et peut-être moins en avance, mais c’est léger. On est loin d’avoir la Guerre du feu d’un côté et de l’autre Gravity. La suite des épisodes montrera que finalement des avancées ont eu lieu de part et d’autre, du fait des différences et des gémellités. De loin, j’ai ressenti qu’un monde avait eu des avancées scientifiques, de l’autre des avancées commerciales.
Counterpart, des mondes parallèles à Berlin
Tout l’intérêt du film, c’est que chacun à un double qui a évolué, qui lui ressemble physiquement traits pour traits. Souvent, il a différé fortement, mais pas toujours. Se pose la question fondamentale de savoir si nous sommes le résultat de décisions et de choix ou d’une nature programmée dès la naissance. Il y a deux saisons de dix épisodes d’une heure, cela vous laisse le temps de réfléchir à la question et de rencontrer quelques situations amusantes.
Un des côtés (celui qu’on appelle l’autre côté) accuse l’autre côté d’avoir propagé un virus qui a causé la perte de 7% de la population. Vrai ou faux, on ne sait pas. Quoiqu’il en soit, on laisse cinq minutes des scientifiques aux commandes d’un truc et ils font des expériences à la con. Bref, certains fanatiques veulent se venger. C’est l’intrigue principale, pour ne pas dire unique, des deux saisons. C’est un film d’espionnage sur fond d’hypothèse folle.

Ambiance allemande, c’est tourné pour une grande partie en Allemagne. Évocation du souvenir du petit côté ordinaire ou désuet de l’Allemagne de l’Est. C’est presque réconfortant, cela nous rappelle notre enfance avant le mur. Un brin de nostalgie d’autant que les scientifiques se posent des questions intelligentes. Ils n’avaient pas de moyens, pas la TV ou de smartphones alors, ils réfléchissaient. Cela contraste avec l’immense partie du film qui se passe à l’ère contemporaine dans une Allemagne moderne faite de buildings en verre, de grosses berlines et de… violence.
Un scénario qui peine à se mettre en place
On compte les morts par dizaines et cette violence est sans trêve. C’est le seul point pénible cette violence. D’autant que pendant plusieurs épisodes on a du mal à saisir comment le scénario se met en place.
Le miracle des séries fait qu’après un certain temps, un certain nombre d’épisodes, on s’habitue, voire, on apprécie. La série commence à avoir de la consistance dès qu’on en sait plus sur la genèse de la situation, soit l’épisode 8 de la saison 1. Je vais faire mon-peine-à-jouir, mais il intervient trop tard. Celui qui explique tout, intervient carrément tard, épisode 16 sur 20 de mémoire.
Un énorme stratagème est mis en place pour administrer le monde. C’est brillant et c’est un peu une insulte à la démocratie quand on y pense, mais ce n’est pas le propos.
Les acteurs, dans leur ensemble britanniques, jouent presque tous leurs deux rôles. Le leur et leur double quand celui-ci n’a pas été tué ou est en voie de l’être. L’hypothèse scientifique de faire du A/B testing aura été une très bonne idée, ainsi qu’une excellente expérience, mais on l’apprend bien tard, trop tard. L’idée de dire que l’homme est un loup pour l’homme et pire que cela quand il a un double, triomphe. À regret, c’est mon opinion. Les partisans de la fermeture de la porte l’emportent, laissant au passage et sans jeu de mot une porte à une troisième saison, qui ne semble pas se profiler.
La série Counterpart est disponible sur 6Play. Oui, moi aussi, j’étais étonné que M6 ait et propose des séries de ce type sur sa plateforme. Autre chose que « marié au premier regard ».
Si vous ne savez pas quoi d’autre regarder, voici quelques idées :
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