| Date de sortie : | 1983 |
| Pays d’origine : | États-Unis |
| Genre : | Action, Thriller, Mystère |
| Distributeur : | Columbia Pictures |
| Réalisé par : | John Badham |
| Acteurs : | Roy Scheider, Warren Oates, Candy Clark, Daniel Stern, Paul Roebling, David Sheiner, Joe Santos |
| Lien : | Regarder avec Netflix |
Les films d’action vieillissent mal, très mal. Au mieux, ils deviennent des comédies tant ces films ont vieilli… La faute aux effets spéciaux, la 3D a remplacé les maquettes. Le monde a évolué, on a tendance à ne voir que les choses périmées. J’aime bien voir les gens rentrer chez eux et écouter le répondeur du téléphone fixe et ensuite rembobiner la cassette. Cependant, parfois, certains films d’action à l’ancienne restent cools.
Soit parce qu’on l’a tellement vu qu’il fait presque partie de la famille. Pour moi, je citerai sans hésiter l’Arme fatale ou Piège de cristal. Oui, je sais, désormais, on dit le titre original Lethal Weapon ou Die Hard. Soit parce qu’il a un petit intérêt, que le film avait un message futuriste qui pour nous, du futur, n’est pas complètement idiot.

France3 avait programmé Tonnerre de feu (Blue Thunder). Je n’ai pu le voir qu’en catchup TV et uniquement en anglais sans aucun sous-titres. Les blagues de flics dans un micro d’hélico avec les pales qui créent un brouhaha derrière avaient eu raison de mon anglais. J’avais abandonné au bout de 40 minutes, sentant que je manquais quelque chose. Je n’arrivais pas vraiment à trouver pourquoi France 3, qui se veut toujours un peu intello, avait reprogrammé un film de 1983. Car à priori, vu la traduction française du titre, Tonnerre de feu est un bon film de bourrins, un navet comme dirait mon père. Je suis donc retombé dessus avec l’envie d’en finir.
Tonnerre de feu, de quoi ça parle ?
Los Angeles, 1983, station d’hélicoptères de la Police. Les hélicoptères de la Police sont en soutien à la police au sol, ils font de la surveillance. Quelques anciens du Vietnam sont reconvertis dedans. C’est le cas de l’acteur principal, Roy Schneider. La fin de la guerre traumatisante du Vietnam, l’action se situe huit années juste après.
Un jeune enthousiaste, un vieil expérimenté, voilà l’équipe qui enchaîne les sorties pour aller mater à gauche, à droite. Oui, j’ai bien écrit mater, comme des voyeurs. Ils travaillent aussi, rassurez-vous ! On assiste même en direct à l’assassinat de la responsable de la commission sur les violences urbaines…. Cela sent bon le complot militaro-industriel des films de cette époque et des années 70.

Un conglomérat industriel donc, allié à des politiques, a l’idée d’introduire un nouvel appareil suréquipé. Mitrailleuse auto directionnelle, canon rotatif, on est loin, très loin de « vos papiers ma petite dame » et des simples opérations de police. Certaines options sont incroyables, j’ignore si cela existe. Le mode super silencieux, des caméras thermiques qui scannent un bâtiment dans son ensemble, des micros hyper focus qui arrivent à prendre une conversation à travers les murs. Vous l’aurez compris, c’est un hélicoptère de combat. Les deux F16 partis à sa rencontre, vont vite en faire les frais. C’est même une tour de commandement.
Les JO de Los Angeles 1984 approchent, il faut assurer. Notre acteur principal va être celui qui va tester l’appareil. D’un autre côté, c’est aussi pour cela que c’est l’acteur principal. Qui dit gros appareil, dit grosses rivalités. Le scénario est assez flou justement sur cet ennemi. Visiblement, ils ont servi ensemble au Vietnam et le méchant n’a pas été super propre avec l’ennemi. Souhaite-t-il supprimer notre héros pour se racheter une conscience. On devra en rester à cette explication. Je n’ai pas dormi devant, je précise.
De l’action et encore de l’action
L’action se déclenche, quand notre héros s’en rend compte. En plus, les méchants à la gueule vérolée vont supprimer le jeunot coéquipier qui avait enregistré les boîtes noires. Ce n’est pas très sympa, d’autant que si l’acteur principal, Murphy dans le film, avait des doutes, désormais, il en a moins.
On va avoir de très belles poursuites dans L.A. avec des hélicoptères de la police qui passent sous les ponts des Rios asséchés, ils le sont presque toute l’année. On va avoir des dégâts collatéraux, style un F16 qui lâche un missile qui vient frapper une tour. Pas super précis, il n’y en a pas des masses des gratte-ciels à Los Angeles. On se fout des dommages collatéraux.
En conclusion, vous me demandez pourquoi France3 avait reprogrammé ce film ? Et bien, en plus de l’équipement militaire, l’hélicoptère est doté d’un système de reconnaissance, on dirait facial aujourd’hui. Et quand la personne est reconnue, cela sort son dossier directement à l’écran. Ses données personnelles, on dirait encore aujourd’hui. Même si l’écran est à écriture verte sur fond noir… c’est super futuriste, comprendre inquiétant pour l’époque. On est à une autre époque, celle de Starsky et Hutch.
Murphy réussit à venir déposer ce prototype à 5 millions de dollars sur des rails de chemin de fer pour qu’il se fasse rouler dessus, écraser. Ouf, on est sauf, le bon vieux héros a vaincu bigbrother. Visiblement, 40 ans plus tard, ils ont perdu le proto, mais pas les plans.
Au fait, j’ai trouvé un moyen de braquer un peu l’algorithme de Netflix, gentiment. Il existe des codes de catégories, pas nécessairement accessibles depuis la TV ou l’iPad mais depuis un navigateur. C’est très simple, il y en a 250 au bas mot à copier-coller dans votre barre de navigation. Je vous dis tout sur cette page !