Un film de 2015 que j’ai vu sur la plateforme MUBI. Se voulant un peu intello, ce film est surtout parisien, sans rythme et difficilement qualifiable. The Movie Data Base que le consulte régulièrement classe Les Deux Amis dans Drame, Romance et comédie. Démerdez-vous avec cela pour choisir.

Deux paumés

Un mec, on ne sait pas s’il est contrôleur de train ou figurant de cinéma (Vincent Macaigne) est amoureux d’une fille, condamnée et sous le régime de la semi-liberté. Il l’ignore et, vu son égocentrisme, ne risque pas de le deviner. Un amour unilatéral qui vire presqu’au harcèlement.

Il est aidé, je ne sais pas si c’est le bon terme, par un ami, Louis Garrel tout aussi paumé que lui mais avec l’air ténébreux. Cela permet de cacher aussi qu’il est aussi bloqué, on l’apprend par hasard durant le film, dans des histoires amoureuses inachevées.

Ils errent ainsi dans Paris sans but, ni scénario du reste sinon la chronologie des événements avec des dialogues narcissiques et immatures. En tout cas loin de la difficulté du quotidien de la fille aimée, interprétée par Golshifteh Farahani. Ils semblent n’avoir rien vécu, elle tout.

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… qui n’aboutissent pas

Je me pose souvent la question. Je m’interroge sur comment nous verrons et verrons les terriens ce film dans cinq siècles et dans cinquante siècles. Cela sera peut-être un sujet de blagues ou de thèse voire des situations cultes. Va falloir attendre que cela mûrisse, pas mal d’années si cela se produit sans pourrir et disparaître avant.

Golshifteh Farahani est une actrice franco-iranienne qui a joué dans beaucoup de films. Elle est sublime dans Tyler Rake dans un rôle qui n’a rien à voir, sauf à jouer une beauté froide. Un grand écart total.

A part cela, l’idée générale du film Les Deux Amis est simple, presqu’un projet d’étudiants en cinéma, opposer des personnes de la même génération mais ayant des parcours différents, des préoccupations opposées . Encore faut-il monter une bonne histoire autour mais cela risque de ressembler à un film de Claude Lelouch. 

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