Effondrement, il en est question dans ce film. Des jeunes dâĂ©cole de commerce retrouvent des anciens dâĂ©cole de commerce dans une station de ski. La bataille des anciens et des modernes, version binge drinking, week-end dâintĂ©gration versus spring break.
Câest difficile de trouver une comĂ©die sympa, qui plaira Ă toute la famille, je vous confirme que câest difficile. Les multi plateformes, multi sujet, catch-up TV dissocient les familles devant lâĂ©cran, chacun se fait son truc tout seul. Je lutte, mais jâai lâimpression que câest peine perdue.
Ce petit groupe de quadragĂ©naires, MichaĂ«l Youn, Helena Noguerra, Vincent Desagnat, Lucien Jean-Baptiste, plutĂŽt de bons acteurs. Câest fou quand on y pense lâenvahissement du jeunisme. Les acteurs qui ont 50 ans voire 58 ans pour lâun d’eux jouent des rĂŽles de 40 ans, ceux qui en ont 30 jouent des rĂŽles de 20 ans.
Ă noter la prĂ©sence de Pierre Lottin (les Tuches) et de Jean-Luc Couchard qui, certes jouent des rĂŽles qu’ils sont habituĂ©s Ă jouer, mais qu’ils jouent bien.
Ils partent tous Ă Val Thorens pour un week-end de dĂ©connade qui va vite tourner Ă la dĂ©fonce et Ă la dĂ©bauche de drogues. Je ne me souviens pas dâune telle outrance dans la drogue. La conso dâalcool Ă©tait gigantesque, restons honnĂȘtes.
Bon papa ayant prĂȘtĂ© sa maison pendant PĂąques (Pessah) â la famille juive reçoit les cousins loubavitch dâIsraĂ«l. Le beau-fils profite donc de PĂąques pour faire lui aussi son exode dans ce somptueux chalet, le mot est faible, 15 ou 20 millions dâeuros, je ne me souviens plus. Un endroit paradisiaque. Pauvre chalet, pauvre cave, pauvre dĂ©coration, pauvres piĂšces artistiques de maĂźtres, tout ceci va prendre un tarif vous lâaurez compris. Le Range Rover aussi pour la petite histoire. Au passage, grosse postproduction pour arriver Ă rendre un aspect aussi rĂ©el aux dĂ©gradations. Je me suis bien posĂ© la question et je doute que la production ait autorisĂ© Ă ruiner un chalet de cette valeur.
Est-ce quâon a passĂ© un moment dâĂ©vasion, est-ce quâon sâest changĂ© les idĂ©es ? Cosi-cosi disent les Italiens. Lâensemble est trop prĂ©visible et câest bien lĂ le dĂ©faut des comĂ©dies : la prĂ©visibilitĂ©, ce nâest pas un biopic. Je nâai pas rĂ©ussi Ă faire venir ou rester mes ados, zappeurs, devant la TV. Michael Young nây est pour rien, quoique.