En Iran, des écolières empoisonnées le sont par le régime. Il faut qu’on en parle !
Des crimes discrets
Aujourd’hui, on va être sérieux, pas pour faire ch** mais parce que parfois les choses l’imposent. La journée de la femme est un prétexte, on va faire quelques articles. Je m’en fous de la journée de la femme comme celle de l’eau ou celle de la paix, tu te prends une newsletter commerciale au titre de la journée en question. Tu reçois plus de spams ces jours-là qu’un autre.
Le sujet du jour, je ne m’en fous pas par contre.
Si vous recherchez sur Google la requête « iran écolières empoisonnées » vous allez avoir des journaux sérieux, Amnesty International qui sortent, on commence à en parler. Le journal 20Minutes parle de milliers de filles concernées par la propagation d’un gaz. Le régime a réfuté dans un premier temps, mais devant l’ampleur Le président iranien Ebrahim Raïssi a chargé le ministre de l’Intérieur, Ahmad Vahidi, de « suivre l’affaire au plus vite » et d’« informer » le public sur l’enquête afin de « balayer les inquiétudes des familles », selon le site de la présidence. En termes de dictature, cela veut dire, on va gagner du temps et endormir l’actualité le temps qu’elle passe à un autre sujet.
Le régime iranien empoisonnerait des femmes à l’université et visiblement à l’école aussi pour les dissuader de s’instruire. Quelle idée brillante, cela mérite le prix Nobel. Alors certes, il n’y a pas d’enquête, il ne faut pas jeter en pâture des accusations rapides du web, mais vu l’ampleur et l’absence d’enquête objective et sérieuse en Iran, on peut penser qu’il y a un sujet.
Dominer les femmes, les empêcher de s’instruire
Le sujet, c’est dominer les femmes par tous les moyens, ne surtout pas les instruire pour les rendre dociles et donc plus aimantes, plus fidèles, plus retenues et emprisonnées dans leur vie. Voilà le stratagème débile et infâme, je pèse mes mots, car je suis à l’écrit. L’ignorance est bien du côté de ceux qui ont pensé à cela, une femme émancipée et instruite n’est pas moins aimante, moins fidèle. Elle serait même utile – s’il faut trouver une utilité aux personnes comme aux choses – dans la reconstruction et le développement du pays qui n’est pas là alors que le pétrole lui l’est.
Ce qui est certain, c’est que les premiers apprentissages dans la vie passent par la mère. Oui, moi qui suis un papa poule, cela m’emm** de l’écrire et de savoir que je suis relayé au rang d’accessoire pour mes bébés durant leurs premiers mois de vie (voire années, mais là, c’est aux pères de se bouger). C’est ainsi. Une mère ignorante, c’est une pensée indigente qui est transmise et cela amène à l’obscurantisme et à l’étroitesse d’esprit. C’est le danger du deuxième tour.
Pour cette semaine de la femme, je voulais qu’on en parle, nous les Primates hédonistes contraints à l’urbanité, nos vies ne sont pas que restau, films et jouissance des choses matérielles.
Si vous souhaitez lire un article plus léger mais très sérieux, je vous suggère cet article sur les femmes dans les universités américaines. Malheureusement, on ne compte pas les films qui relatent des souffrances, des crimes faits aux femmes La Nuit du 12, Les couleurs du mal rouge.