Gros succès pour ce film aux Césars il y a quelques jours ! Je ne regarde plus ce type de cérémonies, trop déçu par certains films primés. Et surtout, de manière fortuite, je ne pensais pas reparler une fois une nouvelle fois… mais je me suis retrouvé à Los Angeles un après-midi d’Oscar. Oui, cela a lieu en fin d’après-midi, pour que les New-Yorkais puissent voir en direct sans finir à deux heures du mat. Hélico dans le ciel, cordon de sécurité partout et cela repart aussi vite que cela est apparu. Un membre de ma famille faisait partie des jurys. Il y en a des dizaines, des professionnels du milieu du cinéma et de l’animation. J’ai vite compris que les votants se parlaient entre eux, qu’ils aimaient un certain type de films. Bref… plutôt qu’un scrutin, c’était un consensus. C’est carrément du ressenti !
J’ai vite pensé que cela devait être un entre-soi, même en France. Et avec le temps, j’ai vite délaissé ce genre de cérémonies. À regret vu le tapage autour du film « La Nuit du 12 ». Bref, j’ouvre Canal pour le voir, c’est top la modernité ! Avant on avait le temps d’oublier avant d’aller voir le film au cinéma. Ou bien souvent il n’était plus en salle…
Le singe est curieux d’autant que les critiques sont excellentes. Les acteurs sont peu connus – à mes yeux – ce qui est plutôt un avantage. On regarde plus le film et on ne s’attend pas à ce qu’ils jouent le rôle qu’ils jouent tout le temps.
Sans rien divulgâcher, il s’agit d’une enquête autour d’un crime sordide perpétré par un homme envers une femme. Un crime de jalousie, un vandalisme à l’égard d’un être humain qu’on ne peut pas avoir. L’enquête policière me donne l’impression de coller à la réalité du job des flics et des juges. Je n’y connais rien n’étant ni policier, ni magistrat. Et comme je le dis souvent mon ignorance n’a pas de limite même si chaque jour, je la soigne.

Cette victime est certainement trop belle, trop libre aux yeux de son bourreau, une espèce de conn*** aux mains moites qui ne sait pas gérer ses émotions, qui ne sait pas profiter de la liberté d’une femme. Des adultes encore échoués dans la toute-puissance enfantine, hermétique à la gestion de la frustration comme dirait Freud.
Les acteurs jouent juste dans un lieu calme et retiré, qui constitue un parfait écrin à une enquête criminelle. Un directeur d’enquête dans son rôle, un juge d’instruction aussi. On se laisse porter pendant 2h durant.
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Attention à partir d’ici, il y a un risque de divulgâchage – comme disent les Québécois – en continuant à lire. Ce que je reproche c’est la condamnation collective et répétée à plusieurs moments des hommes dans leur ensemble. Emballer, c’est peser. C’est dans l’air du temps. Je n’adhère pas d’autant que je serai encore plus brutal que les plus misandres des féministes à l’égard de ces bourreaux assassins. En n’en trouvant aucun, on laisse croire qu’ils sont tous coupables.
C’est l’objet du scenario. La scène dans le bureau du juge en est l’illustration parfaite ; le directeur d’enquête le dit « tous auraient pu le faire ». Je suis masculin, mâle alpha, heureux dans ma masculinité, sans y penser tous les jours non plus, je n’ai rien à voir avec ces types. Navré d’être mis dans le même sac, sans parler du fait qu’un film qui finit sans fin est la signature des films français aux yeux des étrangers, presque une private joke. C’est une histoire inspirée de faits réels ou de plusieurs histoires. À voir néanmoins bien sûr.