27 février 2023
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Avis sur le film La Nuit du 12 🙂

Gros succĂšs pour ce film aux CĂ©sars il y a quelques jours ! Je ne regarde plus ce type de cĂ©rĂ©monies, trop déçu par certains films primĂ©s. Et surtout, de maniĂšre fortuite, je ne pensais pas reparler une fois une nouvelle fois… mais je me suis retrouvĂ© Ă  Los Angeles un aprĂšs-midi d’Oscar. Oui, cela a lieu en fin d’aprĂšs-midi, pour que les New-Yorkais puissent voir en direct sans finir Ă  deux heures du mat. HĂ©lico dans le ciel, cordon de sĂ©curitĂ© partout et cela repart aussi vite que cela est apparu. Un membre de ma famille faisait partie des jurys. Il y en a des dizaines, des professionnels du milieu du cinĂ©ma et de l’animation. J’ai vite compris que les votants se parlaient entre eux, qu’ils aimaient un certain type de films. Bref… plutĂŽt qu’un scrutin, c’était un consensus. C’est carrĂ©ment du ressenti !

J’ai vite pensĂ© que cela devait ĂȘtre un entre-soi, mĂȘme en France. Et avec le temps, j’ai vite dĂ©laissĂ© ce genre de cĂ©rĂ©monies. À regret vu le tapage autour du film « La Nuit du 12 ». Bref, j’ouvre Canal pour le voir, c’est top la modernitĂ© ! Avant on avait le temps d’oublier avant d’aller voir le film au cinĂ©ma. Ou bien souvent il n’était plus en salle…

Le singe est curieux d’autant que les critiques sont excellentes. Les acteurs sont peu connus – Ă  mes yeux – ce qui est plutĂŽt un avantage. On regarde plus le film et on ne s’attend pas Ă  ce qu’ils jouent le rĂŽle qu’ils jouent tout le temps.

Sans rien divulgĂącher, il s’agit d’une enquĂȘte autour d’un crime sordide perpĂ©trĂ© par un homme envers une femme. Un crime de jalousie, un vandalisme Ă  l’égard d’un ĂȘtre humain qu’on ne peut pas avoir. L’enquĂȘte policiĂšre me donne l’impression de coller Ă  la rĂ©alitĂ© du job des flics et des juges. Je n’y connais rien n’étant ni policier, ni magistrat. Et comme je le dis souvent mon ignorance n’a pas de limite mĂȘme si chaque jour, je la soigne.

Cette victime est certainement trop belle, trop libre aux yeux de son bourreau, une espĂšce de conn*** aux mains moites qui ne sait pas gĂ©rer ses Ă©motions, qui ne sait pas profiter de la libertĂ© d’une femme. Des adultes encore Ă©chouĂ©s dans la toute-puissance enfantine, hermĂ©tique Ă  la gestion de la frustration comme dirait Freud.

Les acteurs jouent juste dans un lieu calme et retirĂ©, qui constitue un parfait Ă©crin Ă  une enquĂȘte criminelle. Un directeur d’enquĂȘte dans son rĂŽle, un juge d’instruction aussi. On se laisse porter pendant 2h durant.

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Attention Ă  partir d’ici, il y a un risque de divulgĂąchage – comme disent les QuĂ©bĂ©cois – en continuant Ă  lire. Ce que je reproche c’est la condamnation collective et rĂ©pĂ©tĂ©e Ă  plusieurs moments des hommes dans leur ensemble. Emballer, c’est peser. C’est dans l’air du temps. Je n’adhĂšre pas d’autant que je serai encore plus brutal que les plus misandres des fĂ©ministes Ă  l’égard de ces bourreaux assassins. En n’en trouvant aucun, on laisse croire qu’ils sont tous coupables.

C’est l’objet du scenario. La scĂšne dans le bureau du juge en est l’illustration parfaite ; le directeur d’enquĂȘte le dit « tous auraient pu le faire Â». Je suis masculin, mĂąle alpha, heureux dans ma masculinitĂ©, sans y penser tous les jours non plus, je n’ai rien Ă  voir avec ces types. NavrĂ© d’ĂȘtre mis dans le mĂȘme sac, sans parler du fait qu’un film qui finit sans fin est la signature des films français aux yeux des Ă©trangers, presque une private joke. C’est une histoire inspirĂ©e de faits rĂ©els ou de plusieurs histoires. À voir nĂ©anmoins bien sĂ»r.

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