Cova : le salon de thé à l’italienne

Je vous plante le décor : manif dans Paris. Bloqué par les flics qui m’empêchent de passer. Dans tous les cas, j’aurais dû passer à moto à travers le cortège. Moyen. 

Sympa, il me donne accès pour déposer ma moto dans le no man’s land qui sépare la manif du cordon.

Je me retrouve à pied cauchemar, ma femme me dit qu’on peut essayer un salon de thé juste à côté réputé, italien. N’oubliez pas la virgule, il est 100% italien et c’est incontestable. Il est semble-t-il réputé, originaire de Milan, mon ignorance n’a pas de limite mais chaque jour j’essaie de la réduire. 

Comment vous dire, j’adore le mot salon et le mot thé mais ensemble beaucoup moins. On s’ennuie dans un salon de thé. C’est un avis très personnel et carrément pas partagé, I know. À voir les touristes et les femmes qui occupent chacune des tables, j’ai tort. Du calme avant de m’allumer sur mes propos.

Bienvenue donc chez Cova, un lieu antédiluvien milanais désormais à Paris en face de la Samaritaine.  On rentre donc, un grand comptoir vitré de pâtisseries, toutes plus belles les unes que les autres, c’est le concours de Miss France de la pâtisserie.

Que des Italiens au service, on se met à l’arrière au bar auquel on peut commander des boissons et des petits snackings salés. Pas énorme de choix, pas très gros non plus ces snacks mais réussis. C’est peut-être juste les portions de ces sandwichs que je trouverais un peu petite.

On se prend à commander une pâtisserie ou deux, un sandwich, un verre de vin blanc histoire d’oublier que ma moto Guzzi est dans un no man’s land, en danger la chérie. Le premier vin blanc que je goûte est Néo-Zelandais, un délice mais je me ravise, je vais prendre un italien pour ne continuer dans une certaine logique. Un vin du Trentino peut-être, extrême nord de l’Italie. Mon souvenir est vague. On prend également un chocolat italien, bien épais. On a presque envie de tout goûter.

L’ambiance est feutrée, décorum et décoration XIXe siècle. La lumière, le doré et les couleurs claires subliment l’endroit. Italiens, raffinés, sans trop en faire, ils sont parfaits dans le genre.

Vous pouvez inviter votre tante ou une copine des États-Unis car si elle vient de la Creuse, elle va trouver cela put*** de cher et c’est cher. Allez-y en effet avec une femme, même si vous êtes une femme vous-même. Il n’y avait presque que des femmes parmi les clients.

Victor

Victor, donc. J'aime partager mes impressions. Urbain mais assez sauvage au fond.

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