Un film historique, un film sur l’avant-guerre, la capitulation de la Grande-Bretagne et de la France devant les demandes de l’Allemagne nazie au désir de Lebensraum. Le film se concentre sur cette conférence de 1938, Hitler voulait réintégrer les Sudètes, régions tchèques où l’on parle l’allemand. Le droit du sang prônant sur tout le reste, là où l’Allemand est parlé, se trouve l’Allemagne. Les Tchèques ne sont même pas présents à cette rencontre c’est dire le peu d’importance qu’on accorde aux peuples de décider d’eux-mêmes.


Dans cette page de la grande histoire, il y a aussi l’histoire de deux amis, l’un allemand – Paul von Hartmann- , l’autre anglais – Hugh Legat -, tous les deux ayant étudié à Oxford et se retrouvant de ce fait, par leur poste dans ce moment. Paul von Hartmann a déjà compris les intentions ou la folie belliqueuse d’Hitler. Il va s’évertuer à tenter de transmettre un document confidentiel aux Anglais et y parvenir. Document qui décrit avec détails les plans d’Hitler pour ses invasions futures. Un document, presqu’une évidence a posteriori de ce qu’il adviendra dans les mois et les années qui suivront.
L’Angleterre, à commencer par son premier ministre Neville Chamberlain, est sourde à tout ceci. La Paix passe avant tout et la lâcheté la complète. Le scénario laisse la place également à la théorie selon laquelle cet accord aurait donné du temps pour que les alliés se préparent à la guerre. Vu la rapidité de la défaite française, on peut se dire que ce temps a été bien mis à profit.
Ceci est de l’histoire fiction.
Le film est très esthétique, costumes, véhicules, bâtiments. On se plonge dans l’époque avec un certain plaisir. Le film est l’adaptation du roman Munich de Robert Harris. J’ignore si l’existence du document est vraie mais cela pose la question : si on avait su, aurait-on pour autant agi ?