Il est un temps révolu où les braqueurs du grand banditisme avaient un code d’honneur. Ne pas balancer, ne pas tuer, être loyal en amitié et avoir l’esprit de famille. C’est presqu’un conte pour enfants. Cela donne envie de faire un film sur leurs vies de roman, leurs aventures. Les Lyonnais c’est l’histoire du gang des Lyonnais.
La ritournelle du code d’honneur
L’honneur s’en est allé. C’est un temps révolu. Désormais avec les stups, on braque, on tue, on trahit, l’argent Roi. Les braqueurs sont inspirés de jeux vidéo dans lesquels la vie n’a pas de valeur. Le film les Lyonnais revient sur la fin de carrière de ce gang de Lyon car les braqueurs aussi vieillissent, divergent et finalement comme l’homme de la rue, espère avoir une vie paisible entourés d’amis et en bonne santé.
C’était bien la peine de mettre un bordel dans les banques et relais postaux à la recherche du moindre franc pendant quelques décennies. Ils s’en sont donné à cœur joie, le film est bourré de flashback sur leurs actions. Sans tomber dans une fascination puérile, le film est un hommage, presque de connivence avec les bracos. Dans ce domaine comme d’en d’autres, il y a toujours une idéalisation du passé.
Gérard Lanvin en pièce maîtresse de Les Lyonnais
Gérard Lanvin est dans le bon rôle, en chef de clan courageux, loyal, j’allais glisser honnête. D’ailleurs le même réalisateur et le même Gérard Lanvin vont commettre Bronx un autre film, romancé cette fois, sur le grand banditisme, dans une autre ville, Marseille.
Seulement voilà, comme je disais, les gens vieillissent et parfois divergent. Résultat à être fidèle en amitié on peut se retrouver les pieds dans la vase du fait de ses amis. Encore plus si on ne peut pas les lâcher pour profiter d’une retraite paisible dans une villa somptueuse. L’origine des fonds qui a payé cette villa doit être aussi douteuse que prescrite. C’est ainsi que Edmond Vidal, le nom du principal protagoniste de Les Lyonnais, c’est une histoire vraie, va devoir remonter au charbon. Activer ses contacts pour aller repêcher un copain de primaire.
Il y va de sa personne sacrifiant sa tranquillité, sa femme, son chien pour quelqu’un qui ne vaut pas un clou. Arrêtez-vous de lire ici, je vais divulgâcher. L’ami de cinquante ans est une planche pourrie qui a trahi. Raison pour laquelle il a des dealers hyper dangereux au train. Il n’a pas trahi que les dealers du moment. Il a balancé et porte avec lui ce fardeau depuis trente cinq années. Oui même avant, il y avait des gens pour qui le code d’honneur était un concept, un folklore. Un élément négociable. les Lyonnais revient avec un certain talent sur cette histoire.
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