Des passionnés de moto et de scooter trafiqués qui, au lieu de se mettre à l’électrique comme s’est presque la règle à Paris, décident de devenir braqueurs de différentes valeurs. S’en suis un jeu de gendarmes et voleurs. Les uns avec des Tmax allégés et les autres avec des Yamaha Ténérés ou XTZ Bleues Blanc Rouge. GTMax pour grand Tmax ? Une hypothèse.
Scooters trafiqués pour monter au braco
Les braqueurs vont vite manquer de compétences pour trafiquer leur scooter, aussi puissants soient-ils (les scooters). Pour faire ce genre de braquage, la moto s’avère plus adaptée qu’un GTMax. A chercher ce type de compétence, ils vont tomber sur une famille versée dans le motocross depuis deux générations, des champions. A leur tête, Gérard Lanvin, qui joue un peu toujours les mêmes rôles ces derniers temps, comme dans les Lyonnais. Un chef de clan qui vieillit mais que la vie n’a pas tordu. De vraies chenets de cheminée. Il prend des bûches et des flammes quatre mois par an pendant quarante ans et reste intact.
Sa petite entreprise connaît la crise et la banque commence à bien connaître son numéro (de téléphone). Ses deux enfants ont moins la niaque que le paternel et c’est bien dommage. Le garçon, trop dans l’ombre du père, pourrait le remplacer au palmarès des champions et convertir son talent en euros de sponsors. La fille est traumatisée par un accident.
Une famille de champions
Tous les deux bouleversés par la mort de leur mère, ils deviennent vite des brebis égarées que le grand banditisme va attirer. Ils plongent doucement. Non par ambition ou vocation, mais pour aider Carella, nom du personnage de Gérard Lanvin, à payer sa dette.

Portant le verbe haut et la veste en treilli tiger stripe ; à un moment, je me suis dit que Lanvin allait rempiler et régler son compte à ces braqueurs. Il n’en est rien. C’est certainement la simplicité et le défaut du scénario de GTMax. Il manque de la densité, de l’intrigue, que l’action ne suffit pas à pallier. Jalil Lespert et son personnage pourrait prendre de l’ampleur. Au lieu de cela, il se cantonne à celui de gérant de concession à la tête d’un clan de gamins attirés par le fric.
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