| Nom de la série : | Top Gun : Maverick (US/FR) |
| Date de sortie : | Le 25 mai 2022 |
| Pays d’origine : | États-Unis |
| Genre : | Action, Drame |
| Réalisé par : | Joseph Kosinski |
| Acteurs : | Tom Cruise, Miles Teller, Jon Hamm, Glen Powell, Lewis Pullman, Charles Parnell, Monica Barbaro, Val Kilmer, Jennifer Connelly |
Habituellement les 2 sont moins bien que les 1. Une suite est faite pour surfer sur la marque et empocher des dollars. Il y a même des modèles mathématiques pour cela et je ne vous parle pas du bonheur des producteurs quand ils arrivent à faire des séries de 5 ou 10. Parfois pour un total fiasco, au hasard : Fast and Furious X. Cette fois le 2 ferait passer le 1 pour un brouillon. Tout est soigné. On retrouve les personnages du 1, les montées d’adrénaline et les bastons à la testostérone. Juste le bon dosage. On est pas du tout dans un copycat du premier où quelques vieux shnocks revivent leurs souvenirs.
Les acteurs de Top Gun : Maverick sont jeunes mais font le job (on y retrouve Miles Teller que l’on a déjà vu dans Whipslash). Les vieux acteurs sont très bien conservés. Tom Cruise est presque un phénomène de science, s’il était moche on dirait phénomène de foire, dans sa lutte contre le vieillissement. Ice, alias Val Kilmer, n’est là que pour rappeler le poids des années. C’est incroyable, ce sont les motos, la vieille Kawazaki ou la vieille Porsche qui passent pour des reliques. Pas de scènes de coucheries au passage, ici on parle boulot et sentiments. Je ne crois pas me souvenir que c’était ainsi dans le premier opus. J’ai bien envie de me le revoir !

Maverick : le meilleur des pilotes
L’histoire, car il y a une histoire, c’est aussi cela la beauté du 2. Une mission à haut risque pour aller détruire une usine d’enrichissement d’uranium. On ne voit pas l’ennemi et la scène prend place dans un pays de neige histoire de ne pas accabler la longue liste des pays chauds ou avec du sable qui aimeraient bien posséder l’arme atomique afin de contribuer à la poésie mondiale et à l’histoire de l’humanité.
Maverick, ou plutôt Pete Mitchell alias Maverick, est peinard en train de tester une machine qui balance 9 ou 10G. Ce n’est pas inventé, le X-43A de la NASA vole à Mach 10 pendant quelques secondes. Concrètement, c’est Paris-Los Angeles en 44 minutes. Quand tu penses qu’on te demande d’arriver 2h avant… Je m’égare. Gardez en tête que 95% de la population doit tomber dans les pommes à Mach2, moi le premier j’imagine.
Bref, on rappelle Maverick pour former les 10 meilleurs pilotes de la Navy. Comme s’il en avait besoin. Excusez les superlatifs, on est chez les meilleurs des meilleurs, la crème de la crème. Et cela passe crème du reste qu’il se retrouve à diriger une mission à haut risque. Il va apprendre à ces 12 pilotes extrêmement talentueux à oublier le manuel (d’instruction) et à frôler la cour martiale. Lui est presque un habitué pour ceux qui connaissent le personnage.

Top Gun : Maverick, une réalisation aux petits oignons
La mission est très délicate, notamment voler à 100 ou 300 pieds du sol entre les montagnes puis piquer à la verticale, viser une cible et ceci par deux fois pour détruire la gigafactory de guerre. Je divulgâche mais on s’en fout. Le scénario n’a d’importance que dans sa réalisation. Cela finit bien, si vous ne le saviez pas sans moi, c’est qu’il faut penser à une mise sous tutelle. Vous serez par contre surpris par la manière avec laquelle il y parvient.
Finalement la mission est beaucoup décrite, expliquée, faite puis refaite en test. C’est bon, on a compris, un enfant de 5 ans aussi. Il a une femme qui fera partie de la mission et elle aime cogner. Le film laisse une grande place à des vues aériennes et des scènes en vol et c’est bien, pas relou à la manière de passionnés testostéronés. Les relous, ce sont les gradés. Ils prennent un tarif, les pauvres, dès qu’on en voit un, exception faite de ce bon vieux Ice qui est devenu le paratonnerre de son compagnon d’arme.
Quelques moments cabots, presque puériles, pas tant que cela. Il fait bien une fois claquer les vitres du porte-avion mais cela ne serait pas Top Gun sans cela. Maverick a mûri, certes il conduit sa moto sans casque, toujours, mais il aime Penny qui n’est pas une jeunette et cela rend cette histoire sympa et légère.
Voici la bande annonce :