Je vais encore vous parler des mâles blancs dominants. C’est un peu la promesse de Netflix derrière le titre « un homme un vrai ». Le personnage principal ? Un homme un vrai, qui est dans tous les domaines, a une femme de vingt ans de moins que lui, aime le fric et la barbaque. Le nom du personnage est Charlie Croker. Il aime le fric, il a des dettes colossales aussi élevées que le building dont il est le propriétaire qui est sa fierté. De la grosse caricature ce personnage, une espèce en voie de disparition. Quoique.
Une mini-série sur Trump sans dire son nom
En fait, le film ou plutôt cette mini-série ne commence jamais. On a une succession de situations et d’histoires naissantes sans qu’elles ne continuent, sans qu’elles ne se développent ou s’épaississent.
Jeff Daniels interprète le personnage de Charlie Croker, immature prêt à n’importe quoi pour aboutir à ses fins. La caricature de Donald Trump est manifeste, on ne voit que cela et pour ceux qui ne voit pas, on remet une couche sur le sujet principal, la dette suite à une construction immobilière. Exactement comme Trump.
Ses créanciers lui vouent une haine sans borne qui n’a d’équivalent que la confiance et la dévotion de ses partisans. Son adversaire principal, Tom Peepgrass, le bien nommé, interprété par Tom Pelphrey à des allures de Jeffrey Dammer. Le mec obsessionnel qui pourrait faire peur si on était seul avec lui dans une pièce. Un homme un vrai c’est un homme qui écrase en les ignorants, les petits de son genre. Peepgrass mène contre lui un combat personnel jusqu’à vouloir coucher avec son ex-femme ce qu’il va réussir pour ceux qui veulent du croustillant car la scène est chaude.
Un scénario qui ne passe pas la seconde
On reste sur une grande frustration d’un scénario qui stagne. Le personnage principal reste un enfant qui n’évolue pas, même son fils lui reproche son immaturité d’une certaine manière. Le personnage de Roger White, l’avocat dévoué est la bonne illustration. Il pourrait contre-attaquer et faire d’un Un homme un vrai, un bon thriller financier. Il n’en est rien.
Au lieu de cela, on suit un brave garçon, employé de Croker, accusé à tort de violence sur des policiers et qui va jouer de malchance pendant toute la série. Il est noir, il va en prison malgré lui. Est-ce que l’idée du scenario est d’opposer un jeune noir à qui il arrive le pire, face à un vieux blanc qui quoiqu’il fasse retombe sur ces pattes comme un chat ? Si c’est cela, c’est creux pour en faire 7 épisodes et mal monté. Même l’avocat, lui-même noir s’en lasse.

La campagne des municipales, qui pourrait devenir presqu’une série à elle seule, pourrait aussi être une rampe de lancement du scénario. Rien non plus.
C’est une minisérie, comme je le disais plutôt, ce qui veut dire, comme je l’ai appris, qu’il n’y aura pas de saison 2. Je ressors frustré d’une histoire qui n’aura jamais commencée.
Si vous la voulez en Français, mais cela tappe moins, dans tous les cas, tout est dans la bande annonce.