Aujourd’hui, les informations fusent. Entre les réseaux sociaux, les blogs et la télévision, nous sommes devenus des machines à actualité, bonnes à enregistrer tous les faits divers qui passent. Mais combien sont réellement intéressantes ? Il est temps de faire une sélection naturelle. Mon ami Christian Riedi a eu la brillante idée d’une newsletter composée de 5 points d’actualité par semaine. Il n’en faut pas plus pour être bien informé. Cette newsletter gratuite – bien qu’il soit possible de soutenir l’initiative avec un abonnement – parle de technologies, d’IA, de culture et de sorties à Paris. Un contenu très « primate hédoniste », n’est-ce pas ?
Cette semaine, Christian nous parle de l’exposition du peintre Kehinde Wiley qui a lieu au Musée du Quai Branly (– Jacques Chirac). Nommée « Dédale du pouvoir », cette exposition est affiche des portraits fascinants de réalisme de plusieurs chefs d’État africains. On ne vous en dévoile pas plus, on laisse la parole à Christian !
Le Wrap-Up est une newsletter composée de 5 points d’actualité par semaine. Il n’en faut pas plus pour être bien informé ! Pour accéder à la newsletter ➔ lewrapup.substack.com
Extrait d’une newsletter de Le Wrap-Up, rédigé par Christian Riedi
Kehinde Wiley, artiste américain né en 1977, artiste reconnu pour ses relectures contemporaines des portraits de la Peinture Néoclassique européenne, présente au Musée du Quai Branly une série de portraits consacrée aux chefs d’État africains (Dédale du Pouvoir / A Maze of Power) sur laquelle il travaille depuis 2012, explore la mise en scène du pouvoir et l’identité du pouvoir africain.
En 2008, l’élection de Barack Obama a été un tournant pour Kehinde Wiley. L’artiste américain, célèbre pour réinterpréter les canons de la peinture portraitiste classique, s’est alors lancé dans un ambitieux projet : capturer l’essence du pouvoir présidentiel africain à travers la peinture.
Dès 2012, Wiley a entrepris un voyage à travers l’Afrique, cherchant à rencontrer ses dirigeants. Pendant dix ans, il a dialogué avec divers chefs d’État, explorant avec eux l’histoire riche et complexe du portrait aristocratique, royal et militaire en Europe, des XVIIème au XIXème siècle (son inspiration maîtresse étant David). Ces interactions ont alimenté sa compréhension de ce que signifie être un dirigeant africain contemporain. Les hommes (et une femme, la présidente d’Ethiopie) ont accepté de prendre la pose et de ne voir l’œuvre réalisée qu’une fois achevée.

Chaque portrait réalisé par Wiley est monumental, il transmet non seulement les traits physiques du sujet, mais aussi une essence culturelle unique (les motifs Wax sont sublimes), reflétant les particularités de chaque État (certaines vues de la capitale apparaissent en toile de fond).
Ils mettent en lumière non seulement les contours de l’ego de ces figures publiques, mais aussi les stratégies de communication qu’ils emploient pour forger leur image personnelle et publique. L’exposition invite à réfléchir sur la nature du pouvoir et sur la façon dont il est perçu et représenté dans l’art et au-delà, un très beau métissage artistique.