On part en Province pour ce petit restaurant ! Je déconne. On est à Montreuil, à 2.5 km d’une des portes de Paris, et cela vaut la peine d’aller prendre l’air… Isolé, c’est le nom de ce restaurant. Un ami m’y convie.
Au pied de tours, dans un quartier résidentiel ou de bureaux, aucun commerce autour… Isolé, le bien nommé. Des immeubles pas super sexy autour, frôlant le look HLM des années 60. Pourtant, un restaurant, une verdure improvisée, une large terrasse, il fait encore beau en ce début d’automne. Une déco qu’on voit un peu partout, ambiance récup, nature, bobo en quatre lettres.
Je suis là presque par hasard, le lieu est tellement peu enclin à abriter un restaurant qu’on se dit qu’il doit s’agir d’une perle. Et oui, tout est soigné et recherché, l’équipe efficace. On voit le professionnalisme, l’expérience, l’amour aussi.



C’est le cas, les assiettes arrivent soignées, délicates, apprêtées pour la photo. Les produits sont locaux (cela ne se voit pas sur les quelques photos que nous avons prises), peut-être à l’exception de la truite de Banka ou le curry vert que je ne vois pas produits en région parisienne… Mais c’est plus pour taquiner que je dis cela.
J’apprends plus tard que les chefs des lieux – ils sont deux – ont eu par le passé un prix Fooding, qu’ils avaient un restaurant à Paris. Alice di Cagno et Victor Gaillard. Cela vaut le coup d’y retourner le soir ou le week-end, j’imagine que la carte, comme souvent, est plus étoffée. On prend plus le temps que le midi ou chacun quitte le restaurant à 14h.
Ils appliquent une participation de 0.75 centime par personne pour collecter des fonds pour l’association Ernest qui fournit des paniers repas à des gens qui en ont besoin. Je crois par ailleurs qu’on peut aller manger chez Ernest.