Une série policière belge spécialisée dans les crimes liés à la technologie et aux nouvelles technologies. Unité 42 évolue entre réseaux sociaux, hacker et nouvelles techno envahissantes. On en apprend.
Série à la papa un peu lente à démarrer
Les premiers épisodes sont indépendants les uns des autres mis à part des personnages, il y a un petit côté Navarro pour les anciens qui ont la référence. Chaque jeudi ou chaque mercredi, on avait une nouvelle histoire avec Roger Hanin en bon flic à la papa au commande. Un truc bon enfant, on en aurait oublié qu’ils étaient flics à régler des trucs criminels voire sordides.
Les premiers épisodes d’Unité 42 ont ce côté ringard propre aux feuilletons et le temps que cela se mette en place, qu’on s’habitue aux personnages, j’ai failli renoncer.
Des personnages réussis
L’association des quatre flics fonctionne cependant bien et c’est ce qui attire dans les histoires. On a deux jeunes dont une femme. Les as de la techno multi-domaines ; les gars touchent. Deux plus anciens ; le patron tourmenté par la disparition de sa femme et l’éducation de ses trois enfants, seul. Pas facile. Un autre, un flamand, avec sa petite pointe d’accent quand il parle français, est un super personnage. Musicien dans une fanfare, marié à une noire Belgo congolaise, un canon y a pas de mot. Les scénaristes se sont amusés sur son personnage, j’adore. Les deux personnages sont réussis et leur interprétation dans Unité 42 tout autant. On sent les flics malins qui ne tombent pas dans le panneau des évidences.
Certes ils trouvent des solutions en claquant des doigts et en tapant sur un clavier ce qui ferait bondir ou se marrer deux ou trois geeks abreuvés de code. En effet, je ne pense pas qu’on solutionne aussi simplement certaines histoires. La facilité des uns est proportionnelle à l’incompétence technique des autres qui ont mis en place les systèmes, si on réfléchit.
Des intrigues qui tiennent la route
Si on fait abstraction de cela, cela colle à un scénario parfois bien monté et des intrigues au départ pas si évidentes. Ensuite, c’est clair que d’avoir choisi de faire des épisodes d’Unité 42 indépendants les uns des autres et donc des histoires réglées en 45 ou 50 minutes, cela ne laisse pas grande place au détail et à des subtilités.
Les deux ou trois premières histoires sont plus violentes que les suivantes et à mesure que la série avance, les personnages prennent plus de place que les histoires et les crimes. C’est bien et cela permet aussi à certains personnages annexes de revenir dans d’autres épisodes.
Unité 42 se laisse voir. Malheureusement il faudra se contenter de deux saisons. Pas de distributeurs ou de producteurs trouvés pour une troisième saison (info 2024). Faudrait leur apprendre la patience à ces distributeurs, le succès est timide, il prend le temps à venir.

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