
Un stylo, la seule chose compliquée d’autrefois que l’on sache encore faire.
Élégance immortelle de L’Hispano-Suiza 1925, et regrets éternels. Élégance éternelle du Parker Duofold 1927, et bonheur des retrouvailles à l’occasion du centenaire de la marque. Re-création, réédition, et joie de faire vivre un objet d’art, au prestige comparable à certaine belle auto d’autrefois.
Même travail d’artiste, même volonté de faire les choses à l’ancienne. Le capuchon et le corps ne sauraient être moulés et pressés, mais sculptés dans la masse. La plume ne saurait être ouvragée dans le métal moderne, mais ciselée dans l’or, à la main, avec un outil aussi fin qu’un cheveu.
Et pour rester comme par le passé à l’avant-garde technique, l’ancien système de réservoir en caoutchouc a été remplacé par une pompe à piston ultra-sophistiquée, transparente et rigide, qui stocke et règle le débit de l’encre. Une variante à cartouche a même été prévue.
Un dernier examen encore par un inspecteur en gants blancs, et le Duofold est prêt enfin. Une façon bien exténuante certes de fabriquer un stylo. Mais des efforts payés en retour par tant d’élégance et de plaisir que nous en oublions presque notre vieille nostalgie des Hispani-Suiza.