Sur l’A13 au passage d’Aubergenville, sur les rives de Seine, 35 km environ de Paris, 2h de route parfois, 35 mns dans d’autres, vous pouvez apercevoir un « village ». Les guillemets sont de rigueur, il ne s’agit pas d’un village qui aurait trois siècles. Non, il a été posé là, presqu’au milieu des champs, des petites baraques, grises toutes identiques, l’outlet d’Aubergenville.
Une scénographie de pro pour l’outlet d’Aubergenville
Ce n’est pas un village, vous l’aurez compris c’est un centre commercial, ambiance outlet, magasin d’usine. Fini les entrepôts, place à la petite maison, on veut du discount dans une atmosphère champêtre. Cela fait américain cette organisation, cette scénographie , le résultat est sobre et harmonieux. Aubergenville a moins de 10 ans, le concept au moins 10 de plus.
Dedans, vous pouvez vous promenez entre les boutiques de grandes marques. Un peu toujours les mêmes, Nike, Adidas, Puma et Le Coq Sportif, Petit Bateau, Levi’s, IKKS, Catimini, De Fursac, Geox, Aubade… Un peu toujours les mêmes, entre harmonie et monotonie il y a parfois moins de distance qu’on ne croit. Ce sont ces marques qui ont le stock pour fournir des centaines de points de vente, de centres commerciaux et autres outlet. Où qu’on aille, on les retrouve. Il reste deux ou trois multimarques, a priori indépendants. Vous pouvez y trouver Marlboro Classic entre autres.
Des prix attractifs
Question prix, cela tabasse, en général on y va pour cela. Je reste un peu convaincu que les grandes marques ont des productions spéciales « outlet » on ne peut pas vivre en promotion permanente mais cela reste une hypothèse. En plus des prix bas, vous avez des opérations spéciales, -50% sur le deuxième article. Des packs de 4 chemises Café coton à 99 euros pour ceux qui ne sont pas uniquement en télétravail. J’ai visité le site web de la marque, les prix en ligne sont alignés sur l’Outlet d’Aubergenville. Je confirme donc que le télétravail ou l’abolition de la cravate ont entraîné la chemise dans leur chute. Je ne me souviens pas, quand je portais tous les jours le costume, que les chemises valaient si peu cher. Le jeans Lee à 68 euros. J’arrête la réclame, je n’y gagne rien.
Par contre pour aller à l’Outlet d’Aubergenville, il faut une voiture, objet en voie d’extinction dans la capitale. Si vous n’en avez pas, que vous préférez consommer autrement, on vous conseille un article de fringues d’un autre type, des fringues produites à la demande. On a essayé, c’est bien, cela s’appelle Asphalte.
