CBD & Tabac à chiquer plaisirs pas si exceptionnels

boutique-cbd-paris

Je dépose il y a quelques jours un colis Vinted chez un commerçant du quartier. Je ne pensais pas que cela allait m’amener à faire le test du CBD et du tabac à chiquer. Le dernier mondial relay n’était pas sympathique. Il débordait de colis et avait perdu le sourire. Je décide de faire quelques dizaines de mètres à la rencontre du suivant. C’est ainsi que je rentre dans une boutique, le Chanvrier français, de mémoire. On y vend du CBD, de la weed désactivée en THC mais pas en arôme ou en odeur. Légalement il n’y a plus de THC mais commercialement y en a suffisamment pour te faire du bien.

A la rencontre du chanvre

Curieux, j’observe le merchandising des produits. Une parfumerie. Des grappes de bourgeons placés sous cloche. On la soulève pour se prendre un petit hit d’odeur et cela a son effet. C’est puissant au nez, pour les nuances d’une essence à une autre (dit-on essence), je suis moins expert. Mon dernier joint doit dater d’il y a 20 ans, je me suis plus rangé sur les cigares dont je vous parle souvent.

Le vendeur, un millénial, (what else ?), charmant, croyant dans son projet, passionné par le produit ou par l’idée d’avoir un business est prolixe en détails. Je donne sa chance au produit vu les efforts déployés. Je me dis que quelques gouttes, oui j’ai pris des gouttes à mettre sous la langue, me permettront de tester dans avoir à enfumer la maison d’autant que j’ai plutôt tendance à chasser les cigarettes électroniques dans la chambre des ados.

Mes quelques tensions au trapèze vont devenir l’objet de mon expérience. Persuadé que trois gouttes sous la langue (il insiste sous la langue et pas plus de trois gouttes) vont me soulager le haut du dos. Mis à part du storytelling, je ne vois pas de justifications scientifiques à le mettre sous la langue plus que dans la bouche. Un peu comme en communication politique, on utilise les éléments de langage, des expressions figées pour répéter le message et maîtriser la communication. Pour le moment, j’ai bien ressenti le marketing, j’attends de dévisser le flacon de Marie Jeanne.

Quelques gouttes de CBD

Le soir venu, je m’empresse d’essayer, persuadé comme deux fois deux font quatre que mon trapèze de marbre allait fondre comme du chocolat. Le résultat n’est pas certain, il n’est pas décevant mais il n’est pas probant. Ce n’est pas désagréable même si la première petite rasade, pardon trois gouttes, a un vague goût d’herbes à pizza coupées. J’ai essayé à plusieurs reprises, oubliant allègrement la prescription (s’il y en a une) des trois gouttes. Je suis vite passé à la cuillère à soupe et carrément à la gorgée. Expérience peu concluante à chaque fois surtout eu égard au petit flacon vendu 89 euros. Put** ils ont cru faire la même marge qu’avec de la vraie. C’est du français, du local, j’espère pour eux qu’ils se sont gardé du vrai à la production. Le colis vinted est arrivé plus rapidement que mes tensions dans le dos n’ont disparu.

Vers d’autres latitudes avec le Snus

snus suedois
Snus suédois, l’original comme dit l’étiquette.

Autre expérience dans un domaine proche avec du tabac à chiquer. Je pensais que c’était en vente libre. J’ai de vieux souvenirs de vieux (le vieux de vieux cela reste au XXe siècle) dans le village de mes parents qui machouillaient un truc dans leur bouche. Du tabac à chiquer. C’est en vente libre dans les duty free et en Scandinavie, cela doit aider à passer l’hiver. Cela s’appelle le snus.

Le snus est un mélange de tabac, d’eau et de sel placé dans un petit sachet comme un sachet de thé, de la taille d’une dragée de chewing-gum. Impatient et imbécile, je vous conseille d’essayer les choses tranquillement dans votre canapé, je n’ai pas pu m’empêcher de le faire directement en vol. Comme cela s’achète en dutyfree, il y a de la cohérence avec mon histoire. Grosse connerie. C’est très fort en nicotine, j’ai été pris d’une crise de hoquet violente, mon corps refusant d’assimiler ce truc. Sueur froide et quasi panique dans un fauteuil coincé près du hublot. Je me suis vu pris dans la nasse à crabes à la limite de la claustrophobie.

Je n’ai dû mon salut qu’à un tiers de verre d’eau qui restait sur ma tablette. En conclusion, soit vous me dîtes comment le consommer, soit vous suivez mon test CBD et tabac à chiquer et fuyez.

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