13h, un restaurant vide. Dans le quartier, c’est rare, pour moi une chance. J’entends mon grand-père me dire de fuir ce genre d’endroits. Nos deux hôtes ont le sourire. Oui, j’oubliais, gros jour de grève, d’où le restaurant désert et le sourire des deux patrons au passage. Nous y sommes, au Les Sardignac.

On est deux, on commande deux entrées, deux plats. La kefta de bœuf me fait envie, je suis rentré pour ça. Le reste est moins original dans le titre, mais on n’est pas dans une librairie après tout… Finalement, la kefta est moins bonne élève que la betterave au pesto. Elle, c’est une surdouée, magistralement réalisée. Vous pouvez en commander 12 à emporter si vous avez quelqu’un à séduire ou une grosse faute à vous faire pardonner !
Le serveur s’y connaît en vin, un verre de blanc sec, un chenin du Val de Loire, sec et rond à la fois, je suis de son avis une fois en bouche. Un verre de rouge tannique, un cépage du Languedoc, autochtone et résistant. Je ne sais à quoi il a résisté, je pensais que le mildiou avait tondu le Languedoc.






Il y a des livres autour du vin, cela doit avoir un rapport avec le restaurant. En attendant, un patron de restaurant qui aime le vin, c’est plus courant que s’il m’avait dit être spécialiste de la civilisation araméenne. Bref, je n’ai pas trop cherché. Lisez la suite !
Une entrecôte potatoes sauce au poivre correct, c’est banal, malheureusement, c’est la carte du midi. Une dorade aux légumes du jour, bisque de Saint-Jacques, mais la bisque est presque anonyme, c’est dommage. Réalisation des deux plats, correcte, mais sans vague, loin derrière les betteraves.
Il est l’heure de partir, 89 euros à 2, c’est dans les prix à Paris… Dernière chose, je vois une personne qui rentre, qui passe derrière le bar directement. Difficile de le rater, le patron, le vrai cette fois. Il donne aussi un spectacle en face, la Vraigustation.