Yum Teahouse & Bar, la délicatesse chinoise

On a plutôt tendance à dire d’un restaurant chinois qu’il est épicé, traditionnel, du Sud, du Nord, de quartier, propre… ou son contraire. Cette fois, l’épithète le plus approprié, c’est délicat. Je ne me trompe pas. Conseillé par un ami, Yum Teahouse & Bar est l’un des meilleurs restaurants que j’ai fait ces dernières semaines.

Déco générale ressemblant aux restaurants tendances du moment, du vert foncé, du doré. Rien de spécial, c’est joli, mais on se croirait plus dans un restaurant de cuisine française, nouvelle cuisine revisitée, appelez cela comme vous voulez. J’appelle cela plutôt cuisine du monde, car généralement les inspirations des recettes sont multiples. Ici ce n’est pas le cas.

Deuxième vision, un grand choix de whisky japonais. J’ai demandé à la patronne confirmation qu’elle était bien chinoise, ne voulant pas dire une bêtise, j’aurais cru à un coréen. On prend un peu de tout, à la carte. Il y a un menu de midi pour venir manger rapidement un plat unique qui se présente très bien, je jette un œil aux autres tables.

Saké chaud, servi très chaud. C’est jeudi, je me le permets. Un cocktail, jus de Yuzu. Raffiné, recherché. La personne qui m’accompagne adore, y a de quoi. On commande deux plats connus, deux plats moins connus.

Les zhong, raviolis, sont l’équivalent des gyozas japonais. La sauce accompagnante et leur cuisson sont réussies. Il y a des pois, des radis dans l’assiette pour apporter fraîcheur et croquant. Oui, la recherche et le mélange des textures sont importants. C’est un peu ce qui manque à ma cuisine maison et c’est l’intérêt des restaurants, recherche de textures, soin du dressage.

Les beignets d’Aubergine sont fins, sans trop de chapelure, accompagnés de pamplemousse, c’est la seule chose que j’aime moins. Le pamplemousse dans une salade donne toujours un aspect salade fraîcheur, detox et le pamplemousse est extrêmement dominant.

Les deux entrées sont présentées de manière artistique alliant les couleurs vives, les manières fines et épaisses. Laziji, plat du Sichuan à base de poulet mariné, sauté. Là aussi, un plat très commun, qu’on voit souvent. Bien réalisé, mais l’intérêt demeure le bœuf mariné presque infusé dans le thé, soulignant le ragout et la très légère amertume du radis blanc.

Vous pouvez y amener un chéri ou une chérie, un bon ami à qui faire découvrir quelque chose, votre avocat ou votre comptable pour un déjeuner professionnel.

Où trouver ce restaurant ?


Yum Teahouse & Bar
57 Rue de Gergovie
75014, Paris, France
☎️ 0145422900

Victor

Victor, donc. J'aime partager mes impressions. Urbain mais assez sauvage au fond.

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