Les pantoufles Rondinaud, le confort à l’absolu

Image promotionnelle des pantoufles Rondinaud

Et si on allait faire un petit tour du côté de la Charente ? C’est à Rochefoucauld, précisément, que l’entreprise Rondinaud nous donne rendez-vous. Pour la petite histoire, Théophile Rondinaud, cordonnier à la Rochefoucauld, se lance dans la fabrication de chaussons en feutre de laine dès 1905. Près de 1 300 personnes travaillaient pour Rondinaud dans les années 1970. La popularité est telle que les pantoufles sont appelées « les charentaises ». Mais comme pour beaucoup d’entreprises, l’arrivée de la concurrence chinoise a remis en question cette prospérité. En 2018, un premier dépôt de bilan a entraîné la fusion de Rondinaud avec trois autres PME du secteur, aussi mal en point. On l’appellera désormais « Manufacture charentaise ». Mais les choses ne s’arrangent pas et dix-huit mois plus tard, les derniers salariés de l’entreprise ont été licenciés, mettant un terme à l’aventure des charentaises.

Ne souhaitant pas baisser les bras, une douzaine d’employés se sont rassemblés pour créer l’Atelier Charentaises — The French Slippers — une nouvelle entité qui fera ressusciter la marque Rondinaud. Cette entité est créée par Michel Violleau et Olivier Rondinaud, arrière-petit-fils du cordonnier de La Rochefoucauld, Théophile Rondinaud. Ceux-ci reprendront les mêmes coutumes et techniques de l’époque. Le cousu-retourné, un savoir-faire centenaire qui met la main de l’homme à l’honneur, pour le plus grand plaisir des amoureux de charentaises. Et le nôtre, puisque nous nous sommes procurés deux exemplaires de ces délicieux chaussons.

Notre expérience avec Rondinaud

Il faut vraiment aimer le style. Si tu as 40 ans, tu auras clairement l’impression de te sentir à la place de ton grand-père, quand tu jouais aux petites voitures à ses pieds et qu’il lisait le journal. À la différence près que, désormais, c’est qualitatif et pas encore populaire. Rondinaud utilise des matières naturelles qui rendent le touché et le porté très agréable. Par contre, le pied gauche et le pied droit sont différenciés par la semelle, mais pas trop par la forme. Il peut facilement arriver de se tromper…

Je conseillerai plutôt une taille en dessous pour avoir le pied pris. Puisque le chausson est dans l’ensemble déstructuré… À l’usage, c’est très agréable, comme une chaussure de maison, toujours propre, le pied toujours au chaud. Rien à voir avec la mule, que je trouve démodé. Encore, un truc qui comme l’anis doit diviser les familles en deux, les pro-mules et les pro-charentaises. Moi, j’ai choisi mon camp !

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