Mala Boom tente d’y répondre, cela fait boom boom !
Une promesse simple, manger épicé ! Pour une fois, on peut choisir la force, la puissance du piment que vous voulez avoir en bouche. Comment choisir le piment ? On choisit sur une échelle de 1 à 5. Comme beaucoup de choses désormais, tout est de 1 à 5. Plus la peine donc de renoncer à un restaurant asiatique épicé à Paris, quand vous sortez en groupe et qu’une personne n’aime pas du tout le feu buccal.
Ici, c’est adaptatif. Vous n’aurez pas besoin de vous manger une crêpe complète, rarement pimentée pour le coup, pour convenir à tout le monde. Le souci principal reste de savoir où on se situe. Bien qu’il y ait une échelle objective, l’appréciation subjective est intacte.
On va vous aider, on y est allé. Si vous aimez bien pimenter vos assiettes, je vous conseille 3. C’est déjà pas mal pour un palais occidental correctement habitué. Si vous êtes mexicain, antillais, srilankais que vous avez l’habitude de vous anesthésier la bouche deux fois par jour, vous pouvez y aller en 4 ou 5. Voir demander un 6, je pense que cela peut s’obtenir facilement.
Des piments, mais pas seulement



Pour le reste – car il y a un reste – vous choisissez des ingrédients parmi une liste de 20 différents. Vous avez des cuisses de poulet, des pommes de terre, des brocolis… Mais aussi des trucs un peu moins courants comme du foie de volaille, ou des trucs carrément asiatiques comme la racine de lotus ou les gâteaux de riz. Gâteau de riz que je conseille. Il est très bon en texture : ce sont des galettes de riz frites, rien à voir avec l’appellation gâteau de riz d’ici.
Quand vous avez autant de choix, il faut choisir en fonction des textures. Le croquant du champignon noir, le caramélisé de la hampe de bœuf, le glissant du Enoki, un champignon qui se ramasse par botte, on dirait des anémones de mer. Le lisse des nouilles de riz ou des pots de soja, le fondant de l’aubergine.
Là encore, avec le choix que vous avez dans les ingrédients, vous pouvez faire des combinaisons infinies. Cela pourra ainsi plaire à tous. Le restaurant était peu fréquenté quand nous y sommes allés. Avec le télétravail, parfois les restaurants sont vides le midi. Le personnel est super accueillant et de très bons conseils.
Tous les ingrédients sont cuits au wok. Violemment saisis, on dirait un lance-flamme sous la poêle. Cela s’appelle Málà Xiangguo. Les ingrédients sont parfumés au málà. Cela donne un goût salé et épicé. C’est servi immédiatement après la cuisson. Un plat unique qu’on peut facilement se partager. Une pincée de cacahuètes, de coriandre, à votre choix, sur les ingrédients encore fumants. Humm !
Si vous voulez en savoir plus sur les différents piments, on vous recommande cet article de Jardivore sur les 13 nuances de piments – l’échelle de Scoville.