Le siège de Jadotville : le terrible échec de l’ONU en action

Nom du film :The Siege of Jadotville / Jadotville (VF)
Date de sortie :07 octobre 2016
Pays d’origine :Irlande
Genre :Guerre, Drame, Thriller
Distributeur :Parallel Films
Réalisé par :Richie Smyth
Acteurs :Jamie Dornan, Guillaume Canet, Mark Strong, Jason O’Mara, Michael McElhatton, Mikael Persbrandt, Danny Sapani
Lien :Regarder avec Netflix



Jadotville, un film de guerre entre un bataillon irlandais sous mandat de l’ONU et des rebelles du Katanga. C’est un film irlando-sud-africain de 2016, réalisé par Richie Smyth.

1961, cela bouge au Congo. Un dirigeant légitime est assassiné et le Katanga est repris en main par des rebelles. Pas trop certains de leur légitimité qu’ils doivent faire appel à des mercenaires.

C’est une histoire vraie. Il y a tellement eu de saloperies guerrières ces 150 dernières années qu’on n’a pas besoin de se payer un scenario, il n’y a qu’à ouvrir Wikipédia pour avoir l’embarras du choix. Mais je ne connais pas cette histoire… 150 hommes, des Irlandais qui ne se sont jamais battus, doivent défendre un point à découvert. Trois bâtiments, à peine plus élaborés que des granges, au beau milieu d’une plaine. En langage militaire, une cible parfaite, en langage de la rue, un traquenard.

Jadotville : des Irlandais en difficulté, mais héroïques

Face à eux, tous les hommes volontaires, forcés ou payés pour se battre, environ 3 000. Motivés, cela reste à prouver, par l’autonomie du Katanga. Les Irlandais vont prendre cher, à 150 contre 3 000, vous n’aurez pas besoin d’être un grand stratège. D’autant que les rebelles sont aidés par des mercenaires français et belges. Le genre de mec qui passent sa vie en mission qui ne se nourrit que de combats et de cognac. Le scénario force peut-être un peu le trait sur ce point. Des mecs sans conviction qui aiment foutre le b*** avant le blé qu’ils peuvent gagner. Vous verrez là ma conviction personnelle.

Le mercenaire en titre, c’est René Faulques (interprété par Guillaume Canet), un grand soldat, grand combattant français, résistant, sorti de Saint-Cyr. Le type a vécu au moins une dizaine de théâtres d’opérations.

Les Irlandais vont être héroïques, ingénieux, mais devront se rendre après avoir été lâchés par les nations unies et un paquet de supérieurs hiérarchiques tous autant lâches que cyniques. Heureusement pour nos hommes au sol et par chance, aucun n’y laissera la vie et ils seront relâchés relativement rapidement. L’histoire a été tue pendant un certain nombre d’années.

On ne sait pas vraiment si c’est parce que 150 hommes n’ont pas réussi à en vaincre 3 000 (si vous me suivez, on pourrait entendre des rires enregistrés comme dans les soaps opéra) ou s’il y avait des deals à 5 bandes, histoires de mettre la main sur un des pays au sous-sol les plus riches du monde. 1961, c’est l’année du mur, c’est un peu avant la crise des missiles de Cuba. L’ONU est encore adolescente, les Soviétiques toujours cyniques. La CIA a du boulot. Si vous êtes intéressé par les films de guerre, nous vous conseillons de lire notre article sur Mosul.

Victor

Victor, donc. J'aime partager mes impressions. Urbain mais assez sauvage au fond.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.


Article précédent

Adieu vie privée : l’IA va pouvoir lire dans vos pensées

Article suivant

On a testé : le suédois Cake propose de superbes motos électriques

Les derniers articles du Blog

Photo sur fond coloré du cocktail Negroni avec sa tronche d'orange à l'intérieur du verre

Negroni : la recette parfaite pour ce cocktail ultra-rafraîchissant

Cet été, j’ai croisé le Negroni, un cocktail d’une autre époque, peut-être. Orange sombre, ocre transparent – comme si cette couleur pouvait exister – amer, mais pas envahissant. Capiteux comme un parfum, mais pas étourdissant. Il chante le disco, brille dans les néons. Il a presque encore les pattes d’eph, de
restaurant le 59 rue servan paris 11e

Le 59 rue Servan

Il y a des rues parisiennes qui ressemblent à des couloirs de métro : si on n’y habite pas, on les traverse vite, tête baissée, généralement pour rejoindre une artère. Des rues abandonnées par l’urbanisme où on retrouve toutes les époques ou presque de bâtiments. La rue Servan c’est cela,
renars et les autres internés fabricant des soviet jeans

Soviet jeans

Humour et joie de vivre au milieu de la dictature pas vraiment joyeuse et pas vraiment rigolarde. Cela pourrait être l’essence de cette série lettone originale à l’esthétique parfaite. Je vous plante le décor. Fin des années 70, Riga, capitale d’un tout petit état balte, la Lettonie. Longtemps le plus
affiche film the apprentice

The Apprentice

La genèse d’un titan ou d’un monstre, chacun mettra ce qu’il veut derrière. Les premières années du comment et pourquoi Donald Trump est devenu ce qu’il est. De fils à papa docile et empêtré dans de l’immobilier bas de gamme, celui de papa, à ce qu’on sait. A près de
la ville d'idiocracy

Idiocracy

Il y a des films pour lesquels j’aurais aimé écrire le scénario et les dialogues. Non par vanité mais tout simplement pour les barres de rire qu’ils ont dû avoir à l’écrire. Cerise sur le gâteau, Idiocracy est presqu’un essai (au sens d’un essai de réflexion), sarcastique et peut-être légèrement
couverture simone veil l'immortelle

Simone Veil l’immortelle

Une bande dessinée biographique et monochrome de Simone Veil, qui pour le coup en a vu de toutes les couleurs dans sa vie. Franchement, le début de la bande dessinée est pénible. Le récit commence en 1974 lors du vote de la loi sur l’IVG qui porte le nom de

Rédacteurs

AllerEn haut