Un groupe de Swat irakien – quasiment créé de fait – chasse les derniers combattants de Daesh dans le chaos et la violence à Mossoul. C’est bien entendu inspiré de faits réels, la bataille de Mossoul, la reprise par la coalition irakienne à Daesh entre octobre 2016 et juillet 2017.

Autant de temps pour reprendre une ville, 100 000 hommes d’un côté, 12 000 de l’autre, vous imaginez facilement le bourbier et l’intensité des combats dans lequel se passe le film. J’en ai profité pour lire la page Wikipedia de la bataille de Mossoul qui en vaut la peine, notamment dans le fait que beaucoup de combattants de Daesh sont des locaux irakiens qui ont adhéré au mouvement par peur des représailles et des violences aussi extrêmes que arbitraires et aussi pour toucher un salaire. Dans le film, cela se traduit par le fait que le changement de camp est facile, est-ce vraiment trahir quand on menace ta famille, ta chair. Vaste débat.

Bien entendu le théâtre d’opération est complexe, Daesh ayant vu la tempête venir a placé pendant des mois des mines et des IED (Improvised Explosive Device) des engins salaces explosifs et artisanaux pour surprendre, blesser, terroriser l’adversaire. Ils ont également creusé des tranchées remplies de carburant prêtes à être enflammées, le tout recouvert de snipers déployés dans la ville sur les toits terrasse du Moyen Orient. Je dis cela car malgré la guerre, les images sont belles, la lumière douce.

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Le film est très rythmé, rapide, on avance, le combat ne s’arrête pas. Le film bien qu’américain a été tourné en Arabe et c’est un bon choix. J’ai l’impression que la langue arabe est plus imagée, utilise des concepts, qui rendent les dialogues lourds et puissants. C’est plutôt surprenant à plusieurs moments du film. Personnellement j’adore. Ces hommes ordinaires, le patron de l’escouade est un commissaire de quartier sont transformés en guerriers supers puissants et déterminés et n’en gardent pas moins leur culture, leur connaissance et leur spiritualité.

On voit à plusieurs reprises des groupes s’entrecroiser, se faire des échanges, réalité d’une guerre de coalition, qu’on ignore. La fin est surprenante, je ne vous la divulgâche pas cette fois mais elle nous donne envie de continuer.

Voici la bande annonce :

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