Cérémonie (ouverture) des Jeux olympiques

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On a assisté à l’une des Cérémonie des Jeux olympiques les plus grandioses qui soit. Une armée d’artistes, de techniciens et de toutes sortes de métiers a honoré le centenaire à sa juste mesure. On n’a pas encore raflé toutes les médailles mais sur ce point on a fait fort comme on dit en sport. Ils ont fait fort, ma contribution n’a été que de regarder devant la télé.

Une scène vaste comme la Seine

Cela sortait de toute part et dans beaucoup de styles variés. De la grosse performance qu’il était préférable de voir depuis sa TV. Je ne sais comment ont vécu et vu ceux qui étaient en bord de Seine depuis leur balcon ou ceux qui étaient dans les gradins. On avait choisi le 26 juillet pour avoir la garantie du beau temps. Vu ce qu’il est tombé, elle aurait pu avoir lieu le 11 octobre.

Une audience historique, pour cette Cérémonie des Jeux olympiques, entre 22 et 25 millions. France TV a tout raflé autour de 85%. Le contraire nous aurait sidéré. C’est moins, pour votre information, qu’Emmanuel Macron qui annonce le confinement en avril 2020, 36 millions. Je n’aurais pas pensé que la différence soit aussi importante. Les Jeux Olympiques sont peut-être encore un truc de sportifs.

Même les personnels de Tf1 ou M6 étaient devant France TV. Il y avait autre chose cependant au programme sur ces chaînes. Il y a donc des gens qui ont préféré voir une rediffusion de « C’est quoi cette famille ? » sur M6 ou un grand bêtisier sur TF1. Des fans des bêtisiers ou des gens réfractaires, certains qui ne se sont pas sentis inclus dans cette grande fête.

Sur le thème de l’inclusion

Inclusion: c’était le thème presqu’avant la performance artistique. Je pensais que c’était « que le meilleur gagne ». A ce tarif, c’est souvent la Chine ou les Etats-Unis qui raflent la mise l’été. Inclusion relativement restreinte au LGBT et à tous ceux qui sont différents. Pas de place pour l’ordinaire, le lambda. J’ai appris ce qu’est un chantsigneur, en même temps qu’un milliard de terriens. Un chanteur malentendant qui chante et danse avec les signes. Agréable à voir, réussi.

Malheureusement quand on voit entre les images tout ceci, on a une vision d’un petit monde parisien en quête d’une revanche que procure la surexposition de la Cérémonie des Jeux olympiques. C’est l’image de la France qu’on imprime aux yeux de tous avec la Tour Eiffel et le Louvre en décor de fond. Sans aller jusqu’à chasse pêche nature et tradition, l’inclusion n’est pas la somme des différences. La masse sera bientôt la source de la contre-culture.

Pour le reste, le show a convoqué tous les lieux de Paris avec la Seine comme scène principale, jeu de mot facile. Le passage des délégations sur des bateaux, grandiose. J’adore voir tous les pays du monde eux aussi un peu caricaturalement représentés dans leurs habits traditionnels. On aime leur sourire, leur enthousiasme. Une bonne révision de la géographie au passage. J’ai appris que le Swaziland a changé de nom pour devenir Eswatini. J’ai cru avoir perdu la mémoire le temps d’un instant.

Dès délégations enthousiastes à l’apothéose de l’allumage de la flamme

De toutes petites délégations suivent d’énormes équipes comme celle de l’Espagne ou des Etats-Unis. On oubliera peut-être que pour que le show ait lieu en ville, on nous a confisqué une part de nos vies avec des travaux interminables. On a méprisé les petites gens qui pour travailler chaque jour doivent se rendre dans Paris. Ils ne votent pas là où ils travaillent, quel dommage.

J’oublierai aussi les baskets blanches de Zidane avec un costard cravate. J’imagine que n’ayant pas vu la marque, ce n’était pas un placement produit mais juste une faute de goût. Je ne sais plus si l’habit fait le moine.

Deux beaux discours d’amitié et de fraternité pour les Jeux alors que des put** de guerres sont malheureusement plus courantes que les Jeux Olympiques. Un allumage de flamme dans un protocole resté secret. De quoi verser sa petite larme sur le finish après 3h de spectacle pour cette Cérémonie des Jeux olympiques. Merci.

Victor

Victor, donc. J'aime partager mes impressions. Urbain mais assez sauvage au fond.

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