[Avis Cinéma]13 Hours 🤩

13 Hours, c’est une histoire vraie ce film. Renseignement pris sur Wikipedia, une fois encore très intĂ©ressante la page sur une telle opĂ©ration et je me suis contentĂ© de ne lire que la version française, vous pouvez regarder la version anglaise si vous voulez les plans de l’ambassade amĂ©ricaine avec l’emplacement des interrupteurs et des colonnes d’eau, il y a tout – je plaisante.

Oui encore un film de guerre, j’abuse, mais c’est aussi la faute des algorithmes qui t’envoient toujours la mĂŞme chose, encore plus tu leur dis que tu aimes un film, encore plus on t’en ressert. J’ai longtemps rĂ©clamĂ© la touche « surprenez-moi », qui dĂ©sormais existe sur Netflix. C’est une surprise en mode light. Je vais suggĂ©rer la touche « bousculez-moi, bordel ! (c’est bon, j’ai de quoi tenir debout) ». On pourrait aussi suggĂ©rer la touche, proposez-moi exactement le contraire. Si tout n’est qu’algorithme, facile de trouver l’opposĂ©. J’ai un vieux souvenir de maths avec p et non p.

Je vous ai perdu ? Je suis dans une base secrète de la CIA avec un ambassadeur tĂŞte brĂ»lĂ©e, un pays ravagĂ©, libĂ©rĂ© d’un dictateur pluri-dĂ©cennal et particulièrement perfectionniste dans la cruautĂ© et 8 mecs des forces spĂ©ciales armĂ©s comme des porte-avions au sortir du port. Pas vraiment besoin d’un scĂ©nario pour deviner ce qui va se passer. Ça va dĂ©-gĂ©-nĂ©-rer les amis les singes.

John Krasinski, connu grâce Ă  The Office US, n’est plus lĂ  pour rigoler…

J’avais refusé de voir ce film pour arrêter de m’énerver sur les pseudo diplomates qui au nom de le réal politique font parfois n’importe quoi au détriment de l’humain et des vies. Ils refusent le passage d’un avion ou deux à basse altitude histoire de calmer tout le monde à coup de 115 décibels dans la tronche pour des raisons qu’eux seuls parfois comprennent voire ne comprennent plus. Cette fois la raison, on la connaît, la base est secrète. Plus personne sur le terrain n’ignore son existence, ni même sa localisation, mais pour les officiels américains, elle demeure. Il y a même des agents du renseignement, plutôt habitués au bureau qui sur place exhorte Washington à agir. C’est fou comme on change rapidement d’avis avec une ou deux balles dans le buffet.

Nos super-soldiers vont devoir faire sans cette aide et pourtant les avions ne sont pas loin. Je ne sais pas si l’information est vraie, mais au pic de la crise, on a Ă  l’écran la position de toutes les bases amĂ©ricaines dans la MĂ©diterranĂ©e. Ils ont le choix et les pilotes sont chauds comme un sauna. Si ces bases sont aussi rĂ©putĂ©es secrètes, ils vont devoir dĂ©mĂ©nager et ce n’était pas prĂ©vu dans le budget initial du film.

Oui, ça pète de partout !

Heureusement pour nous que ce genre de débilités se produit, cela donne l’occasion d’un scénario de film et avec l’expérience militaire de nos personnages, on va avoir de quoi en avoir plein les yeux. Les forces spéciales sont prises et piochées dans divers corps d’armée, les marines, les marshalls, des guerriers pur sucre près à défendre un terrain vague à 8 contre 100, c’est ce qui s’est passé à peu de choses près. Faire face à des obus de mortier, des tirs de toute part.

Bien entendu, la Libye est en plein chaos – les faits datent de 2012, mais c’est pas mieux maintenant -, c’est une guĂ©rilla comme c’est souvent le cas. On ne sait pas qui est qui, les alliances se font entre groupes, milices et tribus et ces mĂŞmes alliances se dĂ©font le lendemain. Ils n’ont pas d’uniformes et peu de drapeaux. PrĂ©caritĂ© des forces, opportunitĂ© et culture levantine et tu as la dĂ©sorganisation en salade composĂ©e. On est en train d’organiser un feu de camp dans une usine Seveso. ĂŠtre diplomate dans une pĂ©riode comme celle-ci, c’est devenir chèvre.

J’imagine que ce type de film a une Ă©quipe de conseillers techniques et militaires, on en apprend beaucoup, on est parfois surpris par ce qu’ils considèrent comme important et qui va ĂŞtre primordial par la suite. Ils laissent les assaillants venir au plus proche de l’enceinte les surveillant Ă  la jumelle de vision nocturne. Avec les fusils longue portĂ©e qu’ils ont, j’aurai tirĂ© de loin. Heureusement que je n’y Ă©tais pas, c’est moi qui aurais fait n’importe quoi, il y a eu assez de morts ce jour-lĂ .

Victor

Victor, donc. J'aime partager mes impressions. Urbain mais assez sauvage au fond.

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