| Date de sortie : | 28 août 2013 |
| Pays d’origine : | États-Unis |
| Langue : | Anglais |
| Lieu du tournage : | Calumet, Colorado |
| Sociétés de production : | Contrafilm, Metro-Goldwyn-Mayer, Vincent Newman Entertainment |
Voici le mix entre un film de collège américain et un film de guerre avec les codes de la seconde guerre mondiale. 2008, on a frôlé la fin du monde, une crise brutale et globale. Quand je raconte la crise grecque et des subprimes à mes enfants, j’ai l’impression de passer pour Agecanonix parlant de 800 av. J.-C. Dans le même temps, à cette période, on a un dirigeant nord-coréen qui fait n’importe quoi, une ambiance de fin du monde. Il n’a pas changé depuis mais même les dictateurs prennent de la bouteille et mûrissent.
Un matin, tout tranquille aux États-Unis, des Nord-Coréens sont parachutés pour envahir le pays, on l’apprendra par la suite, seules les côtes est et ouest. Visiblement, on a arrêté le gag. Je suis bien resté scotché 20 minutes pour me demander si cela serait militairement possible. Le scénario envisage la mainmise sur les systèmes électroniques et de télécommunication par un contrôle du réseau électrique. Cela doit être la réponse prévue pour les mecs qui comme moi scotchaient.
À peine un match de foot, US bien sûr, et une bière terminée qu’on se retrouve avec des soldats partout dans les zones résidentielles. La violence tombe du ciel dans les deux sens du terme, jeu de mots volontaire, c’est surréaliste. La présence de Chris Hemsworth alias Thor me fait penser à un Marvel. Je vais vite me raviser, les Coréens ne sont pas venus enfiler des perles.
C’est le chaos, mais ce n’est pas très crédible. Nos héros filent se planquer dans une maison à la montagne, afin d’organiser la résistance. Thor, Marine en permission, va former nos braves lycéens aux techniques des forces spéciales et organiser les opérations coup de poing pour récupérer des armes et déstabiliser l’ennemi. Ils sont peu nombreux les résistants et ils s’entraînent avec les moyens du bord, genre des pistolets à eau. Je n’invente rien, qui regardera le film, constatera au moins deux gros plans sur un pistolet à eau version Luc Skywalker. Aux exécutions sommaires, aux camps de prisonniers, les codes de la deuxième guerre mondiale dont je vous parlais. Se suivent les histoires de lycéens, fleur bleue, le beau mec, héro du foot US qui aurait à la fois perdu son père et sa mère à 16 ans et demi, les codes du film de collège.

Tout ceci badigeonné de discours de propagande nord-coréenne du style : « Nous (les Nord-coréens) sommes là pour vous aider. La démocratie vous a corrompus pour ne pas dire dépravé ». C’est marrant ce monde à l’envers et à défaut d’un grand film, c’est original. J’aurais aimé écrire le texte de la propagande nord-coréenne pour le film, j’ai de quoi tartiner trente minutes au pied levé.
Heureusement, nos amis vont croiser trois Marines cherchant à rejoindre leur groupe. Des vrais Marines avec la barbe, le genre de mec qui couche avec son M4, et qu’on n’imagine pas habillé autrement qu’avec son chest-rig au ventre bourré de 15 chargeurs.
C’est à ce moment-là que nos méchants nord-coréens vont regretter Pyongyang et les camps de Papa Kim. Ni une ni deux, les mecs attaquent à cinq ou sept la base centrale qui abrite la radio secrète. J’adore le M4 garni d’un silencieux, c’est la puissance d’un 33 tonnes avec le bruit d’une smart électrique. Heureusement, les scènes sont courtes et le film pas long.
Vous pourrez vous passer de le voir, même si l’idée originale de montrer une guerre dans un lieu où en espace-temps dans lequel on ne l’attend pas est une excellente idée. Imaginer un film sur la deuxième guerre mondiale, l’occupation à Paris à l’époque actuelle, du délire. Il s’agit d’un remake du même film de 1984, version cubaine, avec Patrick Swayze et Charlie Sheen tout de même.
