Peut-on s’offrir le luxe de manière anodine ? Le luxe d’un grand salon, 15 m sous le plafond au moins. Le luxe d’un salon cosy avec des cocktails recherchés ? Le luxe du calme dans une ville trépidante à un épicentre de l’agitation ? La réponse est trois fois oui et pour autant surprenante. On ne se le permet pas, ou pas assez souvent finalement. Soit par manque de temps, soit pour ne pas forcer la porte d’un autre monde, soit parce qu’on le considère trop cher et inaccessible, réservé à d’autres, des millionnaires, ou des touristes, car en vacances, on oublie ces repères.
Cet endroit, c’est le Hilton Paris Opera. Je ne vous dis pas de prendre une suite au dernier étage avec jacuzzi en terrasse, là, vous allez y laisser un bras. Juste rentrer dans le lobby, gravir trois marches pour atteindre le grand salon. Ses sofas et ses fauteuils comme dans les magazines et comme chez bonne maman.
Il est 18h, un jeudi par exemple, la semaine s’achève, pas tout à fait. Il reste une journée, la meilleure à mes yeux. Vous pouvez vous arrêter, prendre un verre, avec un ami, fixer un rendez-vous, loin des lieux bruyants et des terrasses bondées. Loin de ce bruit inutile. Commandons un cocktail, ils ont le choix, ils reprennent des personnages de bande dessinée, c’est de la composition et c’est réussi.







En légende des photos, le Capitaine Haddock, surprenant, on ne s’attend pas à un whisky tourbé dans un cocktail. Le May Day servit dans une tasse de thé… J’imagine un Spitfire en décrochage au-dessus de la manche, un pilote hurlant « Mayday… MAYDAY » à la radio et, à la main, une tasse de cocktail chargé et coloré de rouge façon rooibos. Le French, on l’a essayé aussi, je n’étais pas seul rassurez-vous, 4 cocktails à moi seul et j’aurais eu du mal à redescendre les 3 marches qui m’ont permis d’aboutir au salon.