Un fournisseur que je connais me demande de lui commander une paire de chaussures pour sa femme chez Hermès. Je le connais très bien, depuis des années, 15 ou 16 ans peut-être. Curieux, je décide de choisir le retrait sur place. Cette marque à certainement un parcours client magnifique, des choses à apprendre ou simplement la joie d’admirer la manière de faire.

Commande passée, je me rends sur place. Une magnifique boutique, le vaisseau amiral comme on dit désormais, rue du Faubourg Saint Honoré. Les plafonds sont bas, grosses pierres et marbre. On a l’impression d’être dehors tout en étant dedans, cela donne l’impression d’une ancienne auberge, un relais pour chevaux. J’imagine cet endroit il y a plusieurs siècles, plein de paille et de foin, le tavernier accueillant les voyageurs après une longue journée à cheval – je n’ai pas fait de recherche sur l’historique du bâtiment – les chevaux ruisselant de sueur, au repos bien mérité. Exactement l’esprit sellier recherché par la marque.
Il n’y a que des étrangers parmi les clients. On est clairement dans un lieu de pèlerinage pour les touristes et la boutique est une boutique de musée. C’est cohérent. On vient y chercher un article pour marquer une vie, marquer un événement. Choisir un produit qu’on transmettra. C’est l’excellence de l’artisanat français dans son étape ultime.

A titre personnel, ce n’est pas à mon goût encore plus après avoir lu leur newsletter qui est semblable à celle de Lacoste, de jeunes garçons maigres et presqu’androgynes, à la limite du wesh-gros. Peu importe mes goûts, cela plait, surtout hors de nos frontières.
Tout est réalisé avec soin, avec souci du détail, dans la régularité du temps. On me sort les chaussures, ils doivent dire « souliers », je ne me souviens plus. Un emballage lourd de qualité, un ruban iconique, des sacs épais en grosse maille. Tout y est.
Bravo pour cette réussite, l’attraction que vous générez.